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Cotisations URSSAF de l'auto-entrepreneur 2026 : taux et calcul
Mis à jour le 19 juillet 2026
En bref
Les cotisations sociales de l'auto-entrepreneur se calculent chaque mois ou trimestre sur le chiffre d'affaires réellement encaissé, jamais sur un chiffre théorique. En 2026, les taux sont de 12,3 % pour la vente de marchandises, 21,2 % pour les prestations de services BIC, 25,6 % pour les professions libérales au régime général (contre 24,6 % avant le 1er janvier 2026) et 23,2 % pour les libéraux relevant de la CIPAV. S'y ajoute la contribution à la formation professionnelle (CFP), et les bénéficiaires de l'ACRE profitent d'un taux réduit de moitié.
Contrairement à une entreprise classique, l’auto-entrepreneur ne paie pas de cotisations sociales sur un résultat théorique : il paie un pourcentage de ce qu’il a réellement encaissé. Voici les taux applicables en 2026, activité par activité, et les règles à connaître pour déclarer sans erreur.
Le principe : un pourcentage du chiffre d’affaires encaissé
Le régime de l’auto-entrepreneur repose sur un mécanisme simplifié : les cotisations sociales sont un pourcentage fixe du chiffre d’affaires encaissé, c’est à dire réellement reçu sur le compte bancaire de l’activité, et non du chiffre d’affaires facturé. Une facture émise mais non payée par le client n’entre donc pas dans la base de calcul tant qu’elle n’est pas réglée.
Ce mode de calcul a un avantage direct : sans encaissement, il n’y a pas de cotisation à payer. C’est l’un des principes fondateurs du statut, pensé pour ne jamais faire porter de charge sur un revenu qui n’existe pas encore.
Les taux de cotisations sociales 2026 par activité
Le taux applicable dépend uniquement de la nature de l’activité déclarée, pas du montant du chiffre d’affaires.
| Activité | Taux de cotisations sociales 2026 |
|---|---|
| Vente de marchandises, restauration, hébergement | 12,3 % |
| Prestations de services commerciales ou artisanales (BIC) | 21,2 % |
| Professions libérales, régime général (BNC) | 25,6 % (24,6 % jusqu’au 31 décembre 2025) |
| Professions libérales relevant de la CIPAV | 23,2 % |
Le taux des professions libérales au régime général a été relevé de 24,6 % à 25,6 % au 1er janvier 2026. C’est le seul mouvement de taux à retenir pour cette année : les taux de la vente, des services BIC et de la CIPAV restent stables.
La distinction entre régime général et CIPAV concerne uniquement certaines professions libérales réglementées, rattachées historiquement à la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse. Toutes les autres professions libérales, ainsi que les activités commerciales et artisanales, relèvent de la Sécurité sociale des indépendants.
La contribution à la formation professionnelle (CFP)
En plus des cotisations sociales, chaque auto-entrepreneur verse une contribution à la formation professionnelle (CFP), qui finance ses droits à la formation continue. Son taux dépend, lui aussi, du statut de l’activité.
| Statut | Taux CFP |
|---|---|
| Commerçant | 0,1 % |
| Artisan | 0,3 % |
| Profession libérale | 0,2 % |
La CFP se calcule sur la même base que les cotisations sociales, le chiffre d’affaires encaissé, et se règle en même temps que le reste des cotisations, sans démarche séparée.
La périodicité de déclaration : mensuelle ou trimestrielle
L’auto-entrepreneur choisit, dès la création de son activité, la fréquence à laquelle il déclare et paie ses cotisations à l’URSSAF : tous les mois ou tous les trimestres. La déclaration mensuelle lisse le paiement sur l’année et convient à une activité régulière, tandis que la déclaration trimestrielle demande moins de démarches administratives mais concentre le montant à régler sur des échéances plus espacées.
Ce choix n’est pas figé à vie : il peut être modifié pour l’année civile suivante, dans les délais prévus par l’URSSAF. Dans tous les cas, la déclaration reste obligatoire même en l’absence de chiffre d’affaires sur la période, avec un montant déclaré à zéro.
L’ACRE : un taux réduit de moitié pour démarrer
L’ACRE (aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise) est un dispositif qui réduit de moitié le taux de cotisations sociales pendant les premières périodes d’activité de l’auto-entrepreneur, sous réserve d’éligibilité. Elle s’adresse en priorité aux personnes qui créent ou reprennent une activité pour la première fois.
Concrètement, un taux normalement fixé à 21,2 % ou 25,6 % est divisé par deux pendant la durée du dispositif, ce qui allège sensiblement la charge sociale au moment où la trésorerie de la jeune activité est la plus fragile. La demande se fait auprès de l’URSSAF, généralement au moment de la création de l’auto-entreprise.
Le versement libératoire de l’impôt sur le revenu
En plus des cotisations sociales et de la CFP, l’auto-entrepreneur peut opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu. Cette option, facultative et soumise à des conditions de revenu fiscal de référence, permet de payer l’impôt sur le revenu en même temps que les cotisations sociales, sous la forme d’un pourcentage additionnel du chiffre d’affaires encaissé, plutôt que via le barème progressif classique en fin d’année.
Le choix du versement libératoire se fait au moment de la création de l’activité ou en cours d’année selon les conditions en vigueur, et peut être plus ou moins avantageux selon le niveau de revenus du foyer fiscal. Il mérite d’être évalué au cas par cas, idéalement avec un expert-comptable, plutôt que d’être activé par défaut.
Simuler et automatiser le suivi de ses cotisations
Entre le taux d’activité, la CFP, l’ACRE éventuelle et le choix du versement libératoire, le calcul exact des sommes dues varie d’un auto-entrepreneur à l’autre. Le simulateur de cotisations URSSAF permet d’estimer rapidement le montant à provisionner à partir du chiffre d’affaires encaissé et de l’activité exercée. Pour vérifier où en est votre chiffre d’affaires par rapport aux plafonds du régime micro, direction les seuils de la micro-entreprise.
Suivre au jour le jour le chiffre d’affaires encaissé, provisionner le bon pourcentage et transmettre les bons montants à son expert-comptable est justement ce que fait Fusion Compta : l’application lit vos factures et vos encaissements par IA, calcule ce qui doit être mis de côté, et prépare tout pour votre déclaration URSSAF et pour votre comptable, en quelques minutes par semaine. Les tarifs de l’application sont disponibles en ligne, sans engagement.
Questions fréquentes
Comment sont calculées les cotisations URSSAF de l'auto-entrepreneur ?+
Les cotisations se calculent en appliquant un taux fixe au chiffre d'affaires réellement encaissé sur la période déclarée, et non au chiffre d'affaires facturé. Le taux dépend de la nature de l'activité exercée (vente, service commercial/artisanal ou profession libérale).
Que se passe-t-il si je n'encaisse aucun chiffre d'affaires sur une période ?+
Si le chiffre d'affaires encaissé est nul, aucune cotisation n'est due, mais la déclaration reste obligatoire et doit être faite avec un montant à zéro. Une absence de déclaration expose à des pénalités, même sans activité.
Qu'est-ce que l'ACRE et comment en bénéficier ?+
L'ACRE (aide aux créateurs et repreneurs d'entreprise) permet aux nouveaux auto-entrepreneurs éligibles de bénéficier d'un taux de cotisations sociales réduit de moitié pendant les premières périodes d'activité. La demande se fait auprès de l'URSSAF, généralement au moment de la création de l'activité.
Quelle est la différence entre le régime général et la CIPAV pour un libéral ?+
Les professions libérales réglementées affiliées à la CIPAV (certains métiers du conseil, de la santé ou du cadre de vie) cotisent au taux de 23,2 %. Les autres professions libérales, rattachées au régime général de la Sécurité sociale des indépendants, cotisent au taux de 25,6 % depuis le 1er janvier 2026.
Le versement libératoire de l'impôt sur le revenu est-il obligatoire ?+
Non, c'est une option facultative, soumise à des conditions de revenu fiscal de référence. Elle permet de payer l'impôt sur le revenu en même temps que les cotisations sociales, sous forme d'un pourcentage du chiffre d'affaires encaissé, en plus du taux de cotisations sociales.
Puis-je choisir entre déclaration mensuelle et trimestrielle ?+
Oui. Lors de la création de l'activité, l'auto-entrepreneur choisit une périodicité de déclaration mensuelle ou trimestrielle auprès de l'URSSAF. Ce choix peut ensuite être modifié pour l'année suivante.